Depuis le 11 mars 2020, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a officiellement annoncé la pandémie liée au nouveau coronavirus (COVID-19). Sans vaccins et avec des traitements médicamenteux modérément efficaces, les autorités sanitaires internationales ont eu recours à différentes méthodes plus globales pour essayer d’endiguer la pandémie et de ne pas saturer le système de santé. La principale voie de transmission du COVID-19 réside dans les fines gouttelettes expulsées par les personnes affectées en parlant, respirant, toussant ou éternuant. Ainsi, il a été conseillé de limiter les contacts sociaux, d’éviter de voyager et de s’isoler au maximum pour réduire cette transmission du virus. Le masque est donc devenu un outil utilisé dans les espaces publics où la distanciation physique est plus compliquée.

En réponse aux mesures de confinement et au port obligatoire du masque, la pratique d’une activité physique et sportive a fortement diminué. La conséquence à cela est le risque d’augmentation du risque de différentes maladies (surpoids et obésité, maladies cardiovasculaires et dépression). Aujourd’hui que la sortie de chez soi est autorisée dans un rayon de 1km autour de chez soi (en France, tout du moins), nombreux sont les sportifs qui hésitent à se lancer sans porter le masque dans les espaces urbains. Pour beaucoup de personnes, le masque est une entrave à notre respiration, faire du sport en le portant est tout simplement inconcevable. Mais qu’en est-il réellement ?

Une première étude parue en septembre 2020 a testé le port d’un masque chirurgical ou d’un masque N95 chez 16 personnes saines sur vélo de laboratoire. Pour savoir si le port du masque influençait leur pratique, toutes ces personnes ont réalisé un test d’effort maximal avec et sans masque. C’est-à-dire qu’elle pédalait le plus longtemps possible avec une difficulté qui augmentait régulièrement. Le temps maximal de pédalage atteint, des paramètres physiologiques et leur propre perception de l’effort ont été enregistrés pour chaque effort et comparés. Résultats des courses ? aucune différence n’a été observée dans les différentes conditions, à l’exception de l’augmentation de la pression partielle en dioxyde de carbone lors du port du masque de type N95 (le plus hermétique des deux masques).

Une seconde étude parue en novembre 2020 a testé également les masques en tissus à 3 couches en comparaison au masque chirurgical et au non-port du masque lors de tests d’effort maximal sur vélo chez 14 personnes saines. Encore une fois, aucune différence n’a été observée au niveau des performances sportives ou des paramètres physiologiques.

Ces deux études montrent qu’il n’existe pas de différences concernant les performances sportives et les paramètres physiologiques lors d’un effort très intense avec port d’un masque en tissu ou d’un masque chirurgical. Des études préliminaires ont montré que de fines gouttelettes peuvent parcourir jusqu’à 5 m lors d’une marche et jusqu’à 10 m lors d’une course à 14.4 km/h. Ainsi, si vous souhaitez courir ou faire du vélo, et que vous souhaitez vous protéger ou protéger les autres, vous pouvez vous exercer tout en portant un masque, sans que cela affecte vos performances ou votre bien-être.